Nothomb Amelie Xxe Siecle Livres : Hygiène de l assassin

Hygiène de l assassin

EUR 3,50


L annonce de la mort imminente de Prétextat Tach, Prix Nobel de littérature, misanthrope et obèse, suscite un engouement sans précédent chez les journalistes du monde entier. Rares sont ceux qui ont le privilège d approcher le grand homme , les quatre premiers, trahis par leur incompétence et leur fatuité, sont éconduits de façon grossière : le premier est épinglé pour sa bêtise, le deuxième, écoeuré, fuit au récit des orgies rituelles de Tach, les deux autres n échappent pas non plus aux vexations orchestrées avec jubilation , seule Nina, par sa parfaite connaissance de l oeuvre de l écrivain, parvient à faire face au mépris et au sadisme affichés par Tach , tous deux engagent alors un duel à fleurets mouchetés, qui va amener l écrivain à se dévoiler et à révéler son surprenant passé... Amélie Nothomb signe avec Hygiène de l assassin son premier roman , son style corrosif, au service d une intrigue originale, assure depuis lors le succès de l auteur de Péplum et de Stupeur et tremblements. --Nathalie Gouiffès

Une réussite - Des journalistes interviewent un prix Nobel de littérature. Tout finit par dérailler : les flatteries sont parfois acceptées et les remarques astucieuses se retournent contre leurs auteurs. A travers ces dialogues entre interviewé et intervieweurs, il y a une progression basée sur les contradictions. Une journaliste finit par déjouer les pièges du monstrueux écrivain. Monstrueux, dans tous les sens du terme. Elle devient son ennemi, puis son double. Un roman très original qui mêle réalité et onirisme sans jamais tomber dans le gnangnan. Ca se lit vite et avec beaucoup de plaisir.

Un auteur qu on aime détester - Amélie Nothomb est aussi curieuse que ses livres. Inclassables, elle écrit superbement bien, mais ce texte est perturbant. Le côté obscur y révèle tout son pouvoir de séduction. On ne peut s empêcher de comprendre que, lorsque l on pousse la logique à l extrême, il y a du vrai dans les propos immondes de Pretextat Tach. Un livre qui pose le personnage et l auteur comme des figures incontournables.

le meilleur de nothomb - sans aucun doute le meilleur livre qu ait jamais écrit amélie nothomb (avec ni d ève ni d adam) : d une lecture agréable, avec des répliques mordantes et hilarantes, sans compter un lyrisme de très bonne facture (surtout dans la deuxième partie). Bref, un livre à acheter de toute urgence !

Polysémie d un crime - « Si je suis célèbre, c est parce que personne ne me lit». Ce paradoxe est signé Prétextat Tach, écrivain nobélisé n ayant plus que deux mois à vivre et qui se fait un malin plaisir de désarçonner et d écraser les journalistes venus l interviewer. Jusqu à ce qu une journaliste d une tout autre trempe ne vienne se mesurer à lui...« Hygiène d un assassin » procure une lecture très tonique: les dialogues sont de véritables combats au terme desquels il y a toujours un vaincu, les répliques sont mordantes et souvent désopilantes, les thèmes abordés nombreux : ce qui fait la valeur d un écrivain, la définition de l amour, et surtout, le sens à donner au sujet d un lointain crime passionnel.Ce qui peut déranger est l absence totale de morale chez cet écrivain misanthrope et sa vision esthétisante d un acte criminel. La journaliste qui s oppose à lui ne cesse certes de lui signifier à quel point il mérite l opprobre --ce en quoi ont largement échoué les journalistes trop complaisants qui la précédèrent--, mais la fin du roman révélera que les victoires peuvent se transformer en défaite. Et ce par la faute de cette polysémie qui fait qu un même acte se laisse interpréter de manière opposée.

pour lecteurs avertis - On sent Amélie Nothomb épanouie à écrire ce livre. Le style est décalé comme à son habitude mais ici, particulièrement glauque, on se lasse vite. Rien à voir avec Stupeur et tremblements et Métaphysique des tubes.Les conversations sont violentes, souvent vulgaires. Un style qui dérange le lecteur peu ou pas averti.




Hygiène de l assassin