Nothomb Amelie Xxe Siecle Livres : Stupeur et Tremblements

Stupeur et Tremblements

EUR 2,98


Mais que diable Amélie-san allait-elle faire dans cette galère ? C est la question qu on se pose en découvrant l invraisemblable traitement auquel la jeune narratrice, double à peine voilé de l auteur, est confrontée lors d un emploi de quelques mois au Japon. Embauchée par la compagnie Yumimoto, Amélie espère bien pouvoir faire ses preuves dans ce pays qui la fascine tant depuis qu elle y a séjourné enfant. C est sans compter sur la subtilité des règles tacites qui régissent la société japonaise, sans compter encore sur le mépris de Mle Mori, sa supérieure. Les humiliations et les vexations se succèdent et la soumission s installe : Amélie pensait être traductrice, elle finira dame pipi de l entreprise… Comme toujours, Amélie Nothomb a le sens du bizarre, mais aussi du texte : son expérience traumatisante se transforme en un fascinant récit, irrésistible de drôlerie. On la soupçonnerait presque de s être laissé traiter de la sorte pour mieux pouvoir l écrire ensuite… --Karla Manuele

La Différence au sens noble - Qu il est bon de s apercevoir à travers cette lecture que la différence des cultures est là et bien là, et sera certainement toujours un barrage efficace à la globalisation.Ici, il est question d analyse de comportement entre une même idée européenne ou japonaise. On se rend compte que le résultat est totalement différent et que parfois on en arrive à des situations paradoxales.Se comprendre avant de communiquer est donc primordial.Le roman est mené sans temps mort dans un style accessible à tous. Il se veut didactique pour bien appréhender les problèmes rencontrés par la narratrice. Il n est pas dépourvu d humour ce qui agrémente généreusement la lecture.Quant au racisme, s il faut y voir l opposition simple de résultat d analyse d une même situation par deux cultures, cela s arrête bien là. Ne nous cachons pas qu il est sous-jacent par méfiance ancestrale et de par les guerres qui ont tiraillé l Histoire. Aujourd hui encore rien n a changé, citons pour seul exemple les doutes quand aux élections américaines en ce moment !En bref, ce livre est à lire sans aucune arrière-pensée, il permet simplement de comprendre qu on ne vit pas ici comme ailleurs, et tant mieux.

Le masochisme cérébral poussé à l extrême - Il faut croire qu Amélie aime souffrir. Elle se complet dans sa situation de victime, qui idéalise et idolâtre son bourreau. Et pourtant on compatit, on la plaint. C est que son style est prenant et nous oblige à adopter sa vision du monde.

Ouvrage pathétique, et diffamant pour le peuple japonais ! - Amélie Nothomb était déjà agaçante par sa manie de nous proposer chaque année ou presque un nouvel ouvrage maniéré aussi vide qu un trou noir de la galaxie d Orion, mais dans « Stupeur et tremblements » elle dépasse les bornes en nous livrant une vision totalement méprisante de la société Japonaise qui s apparenterait presque à du racisme. Car les dérives décrites par Nothomb peuvent se retrouver dans n importe quel pays industrialisé et compétitif, allez-voir en Angleterre, aux USA et même dans certaines entreprises Françaises comment cela se passe ! Etant passionné par le peuple japonais, par ses traditions et sa modernité, je ne peux qu être extrêmement choqué par autant de caricatures déployées en si peu de pages. Ce livre a connu un grand succès, en grande partie grâce à la complaisance des médias français si heureux d encenser régulièrement de telles fausses valeurs. Et je crois que c est justement ce cirque médiatique auquel se prête régulièrement l amatrice de fruits pourris et de champagne bon marché qui m insupporte le plus. Car, après tout, que son pseudo-style me laisse froid comme un pingouin de la banquise ne regarde que moi : les goûts et les couleurs, etc. Qu elle ait besoin de renflouer ses caisses annuellement est aussi très compréhensible : il faut bien vivre ! Mais il y a en matière de promotion d une « oeuvre » des limites à ne pas dépasser lorsqu on se prétend écrivain, une certaine pudeur à préserver. Or jamais l audacieuse Amélie (mélange attachant d Emily Dickinson, d Agatha Christie, de Bozo le clown et du sergent Garcia) ne manquera une occasion, à chaque ouvrage commercialisé, de venir se compromettre dans presque toutes les émissions du « PAF » en nous rejouant son rôle bien étudié de loufoque romancière intrigante mais malgré tout accessible aux masses laborieuses, drapée dans son costume trop étroit de marginale mondaine capricieuse. Comment pourrions-nous définir l effet Nothomb sur la littérature ? Difficile. Peut-être en soulignant les milliers d heures perdues à lire sa prose ou à guetter ses apparitions télé, temps précieux que nous aurions pu consacrer à relire Rimbaud ou l intégrale de Gaston Lagaffe, vrai Belge hilarant s il en est ! Allez, oubliez ce livre consternant et plongez-vous plutôt dans la poésie moderne et mélancolique d Ishikawa Takuboku tout en vous laissant bercer par le mystérieux koto et les chants courtois de la belle Etsuko Chida !

La caricature, mais sans finesse. - Le personnage principal, une certaine belge nommée Amélie, se fait engager dans une grande compagnie japonaise, entreprise dans laquelle elle ne sera jamais intégrée, jamais acceptée, jamais à la hauteur de la plus simple, la plus rébarbative ou la plus dégradante des tâches. Car c est une occidentale. Culture et matière grise inadaptée. L auteur présente donc ce monde de l entreprise si particulier de l intérieur, se fend de nous démontrer à quel point ce personnage qui pourrait nous être si commun ne comprendra jamais le code moral et social auquel on lui demande de se plier.C est une caricature, certainement assumée, portée par une écriture quasiment intuitive. Une écriture filée, les pages s enchaînent comme au fil d une plume ininterrompue que le lecteur n a pas d autre choix que de suivre. Mais elle se disperse tellement en digression et allégories trop improbables, mystiques... Une métaphysique de type éthylique qui, loin d être désagréable, n apporte que divertissement et se situe aux antipodes de l analyse promise en quatrième de couverture.

Banal et creux... - Il faut que je me rende à l évidence, je n accroche pas avec Amélie Nothomb. Apès Hygiène de l assassin je me suis jetée sur ce titre me disant qu après tant de bonnes critiques lues sur cet auteur j avais forcémént dû lire le mauvais livre ou j étais passé complètement à côté de son talent. Dès les premières pages: étonnement je n avais pas l impression d avoir à faire au même auteur, çà commençait bien jusque là mais passé ce moment de surprise j ai trouvé le récit creux, l histoire sans intérêt, le style banal.




Stupeur et Tremblements